Depuis trop longtemps, les crises agricoles se succèdent sans que leurs causes profondes soient traitées.
Des exploitations disparaissent. Des agriculteurs ne parviennent plus à vivre dignement de leur travail. Beaucoup affrontent seuls l’endettement, la pression administrative, la concurrence de produits qui ne respectent pas les mêmes règles et des prix qui ne couvrent pas toujours leurs coûts de production.
Les aides d’urgence peuvent éviter certaines faillites mais elles décalent les problèmes qui s’accumulent sans donner un avenir à l’agriculture française.
Car lorsque nos fermes disparaissent, nous perdons bien davantage qu’une activité économique : nous affaiblissons notre capacité à nourrir le pays, notre indépendance, la vitalité de nos territoires et la qualité de notre alimentation.
L’agriculture joue aussi un rôle central dans l’aménagement du territoire, la vie de nos campagnes et la protection de la biodiversité. Préserver nos fermes, c’est donner aux agriculteurs les moyens de prendre soin de nos paysages, de nos sols et du vivant.
Nous refusons de nous résigner à cette disparition progressive.
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement de convoquer, avant l’élection présidentielle, des États généraux de l’agriculture française, associant toutes les agricultures, toutes les filières et tous les territoires, ainsi que les consommateurs et les acteurs économiques concernés.
Ces États généraux devront déboucher sur des propositions et décisions précises, financées et assorties d’un calendrier public, afin de garantir :
- un revenu digne aux agriculteurs ;
- des règles commerciales équitables ;
- une véritable simplification administrative ;
- la protection de notre capacité de production ;
- la transmission des exploitations aux générations futures.
Agriculteurs, consommateurs, citoyens : nous sommes tous concernés.
En signant cette pétition, je demande que l’agriculture française soit enfin traitée comme une priorité nationale et qu’un avenir lui soit rendu.